Soirée poésie au château de Mouans-Sartoux
La 9ème édition des soirées poétiques “Mots d’azur”, animée par Pierre-Jean Blazy, était consacrée au poète André Chenet, accompagné par le guitariste Sinto-Flamenco, le vendredi 13 avril 2012 au château de Mouans-Sartoux:
“...ma tristesse est l’affluent essentiel du long irrépressible fleuve humain j’ai le goût des voyages à vau-l’eau et je retiens mon souffle lorsque j’entends bruire l’univers mes escales sont des drogues dangereuses entre la folie et le silence des initiés…“In “Dans le corps du poème” (1998/2004)
“…j’ai vécu d’amour et d’eau fraîche dans la réalité de l’arrière-pays que je quitte ce soir pour rejoindre les enchanteurs.”In “Premiers poèmes” (1972/1978)
Fantaisie - dis-moi l’irisée tu te dessines? - va-donc eh baldaquin -j’attendrai au bord de l’écluse la jolie méduse d’eau douce que tu es - passe ton chemin boute-en-train avant que je ne fasse de toi un Arlequin - dans ton corps palpite une énigme ce soir je te promets que je te vouvoierai - plaisante plutôt les folles libellules ou saute à pieds joints sur la lune - le bal sera ovale au mal d’amour -et j’y serai pour que tu me contournes.In “Premiers poèmes”
“…Ne cherche nul mystère entre les pierres des cimetières un papillon t’emportera bien assez tôt sur la route des vents ou s’éparpillent les pollens du temps….”In “Dans le corps du poème (1998/ 2004)
“Personne plus personne ne s’étonne tout le monde se cramponne personne plus personne les compagnons se promènent au-delà de l’équateur en éparpillant des paroles légères comme modules dans l’espace “In “Dans le corps du poème”
“…mort s’installe dans le grand fauteuil de l’univers les jambes croisées les yeux mi-clos pourtant si on regarde bien mort n’a pas de visage une sorte de flou artistique où vient s’achever un rêve d’existence poème qu’on retient et qu’on oublie dont les lettres se reforment sans cesse tandis qu’on le récite jusqu’à perdre sens et d’abord quelle signification voudriez-vous qu’on lui donne puisque chacun y trouve sa pitance de litanies ou de survie…”
In “Les replis de l’écrit”
“Jʼespère la désécriture lʼamorce dʼun mot sur la pierre…“In “Au coeur du cri” (2010)
In “Au coeur du cri” (2010)
“…Si peu d’amour entre semblables Si peu de fraternité d’une porte à l’autre Il est revenu le temps des poings levés des poings qui signifient REFUS le refus de la haine le refus des années de plomb Poings dressés vers le ciel comme des feux d’insurrection.“In “Le feu sous les braises” (2012)
“…Certes j’écris une blessure qui troue le centre de la page une blessure noire et or éclat de système solaire sur les joues d’une lavandière Certes j’écris la viande comme elle se traduit dans les rêves ou au travers de certains actes que l’espace ne cache qu’à grand’ peine…“In “Secret poème” (2011)
Plus tard, dans un restaurant de la vieille ville de Mouans-Sartoux, les participants se sont réunis:
Les mots d’azur
Le Café des poètes animé par Pierre-Jean Blazy, dans la salle de conférences du château de Mouans-Sartoux, reçoit André Chenet qui sera accompagné par le guitariste Sinto-Flamenco. Le vendredi 13 avril 2012, à 18h30.
La Voix des Autres n°5/ Abonnements
S O M M A I R E & extraits:
Pages 1 à 2: Éditorial
Dans les maquis de la poésie
Ce numéro 5 de La Voix des Autres s’engage lucidement dans les maquis de la poésie. Le Cahier central est consacré et dédié à la poète Angye Gaona qui, après avoir été emprisonnée quatre mois en 2011, se trouve en ce moment même en liberté conditionnelle. Elle attend d’être jugée dans un contexte très particulier qui est celui d’un pays, la Colombie, où toute opposition des citoyens fait d’eux des terroristes ou des criminels en puissance. Des populations (indigènes, le plus souvent) ont été déplacées, des gens disparaissent, des escadrons de paramilitaires et fascistes terrorisent le peuple avec la bénédiction du gouvernement et la complicité de l’administration US qui les soutient et juge cette situation tout à fait soutenable selon les critères sécuritaires de la démocratie yankee. Angye est devenu malgré elle un symbole vivant parce qu’elle refuse de fermer les yeux sur les atrocités qui l’entourent. Elle aurait pu rester tranquille, publier ses poèmes et répondre à des invitations prestigieuses. Sa voix admirable de poète consciente est non seulement devenue celle de son peuple mais aussi celle de toutes les femmes et les hommes qui ont à subir une répression sans autres raisons que de maintenir des croquemitaines affairistes au pouvoir… André Chenet
Pages 3 à 11: Nadine Lefébure
“…A toi, pyramide et monolithe, l’heure est simple/ mais comment savoir sur quel pied je danse ?/ celui de la joie, celui de l’attente ?/ celui de la patience, celui de la foi/ celui des Lundis, des Jeudis,/ des Dimanches/ celui de la panique, ou de la méfiance ? …“
Page 12: Marie Gerlaud
“…Un autre jour, le jour lui avait arraché un gémissement identique accompagné de l’identique pensée : Il est arrivé ce qui ne devrait jamais arriver. C’était qu’un nouveau malheur avait eu lieu durant le jour ; un malheur d’une autre nature que celui du premier jour, mais de même qu’il l’avait fallu pour le premier, il fallait, lui aussi, le recouvrir de silence. Alors pour la seconde fois elle avait gémi : Il est arrivé ce qui ne devrait jamais arriver…“
Page 13 à 14: Parviz Khazraï
“...Ses yeux venaient du fond des choses,/ ses mains venaient de l’épopée,/ son coeur était un oiseau qui chantait,/ il s’est tu…“
Page 15 à 18: Pascal Gabellone
La parole étoilée
Sur la poésie de Cristina Castello
Page 19 à 22: Cristina Castello
“Art s’écrit avec un U/ La vie se recrée en U/ La poésie existe à cause du U
La liberté rêve en U/ La bouche est une vespérale de baisers/ Quand elle dit U…“
Page 23 à 26: Mahmoud Darwich, choix de poèmes traduits par Kader Rabia
Page 27: André Chenet
“Moi, le loup blanc/ des lunes mortes/ je sortirai de ma tanière/ j’avancerai le nez au vent/ et me glisserai/ entre les vigies pâles de l’aube…“
Page 28 à 29: Albert Anor
“…Il y a un point d’abîme qui fait signe/ dans le glissement d’une image à l’autre/ et trace un appel lancé depuis le temps/ par ce qui est sans parole…“
Page 30: Ghyslaine Leloup
“Quel nom donner à ce monde où vous ne serez plus/ Cristal ou retour à l’inertie du sable/ Ô battements d’autres jours ô plénitude des ombres…“
Page 31 à 32: Jean-Michel Sananès
“La mort et toutes les erreurs du ciel/ La vie et tous ces crimes sur les chemins d’enfance/ L’espoir qui court de l’âme au de profundis de l’oubli/ Partout je ne vois que des tombeaux/ Où est l’homme qui se voulait debout ? …“
Page 33 à 50: Cahier Spécial ANGYE GAONA
“…Ce sont des mains et elles s’élèvent dans les montagnes,/ des mains de magma s’emparent des domaines./.. Ni trône ni propriété ni usure/ rien ne reste debout…“
Extrait de l’entretien avec Angye, par Cristina Castello:
- C.C. : Le feu prométhéen, comme ta poésie, se recrée
elle-même en toi, pour recréer le monde…
- A.G. : Peut-être. La poésie c’est un défi : celui de passer
à la poésie en action. La vie, en ce moment, marche à
l’envers, elle ne va pas vers cette valeur nourricière dont
nous puissions nous servir tous. La poésie est de trop
dans ce monde, elle est le superflu, ce qu’on écarte. Le
langage poétique est trop élaboré. On le tient pour un
résidu, un déchet ; et comme il est le plus nourrissant il
cède à la volonté anthropomorphique de celui qui se croit
supérieur. Ce qui est poétique contemple patiemment tout
ce gâchis vital généralisé et standardisé avec animosité
par le langage technique de la presse, de la politicaillerie
et de la mauvaise foi.
“ En esta lengua
que hablo,
¿ quién soy ?”
Page 51 à 52: à l i r e à d é c o u v r i r
Annie Lebrun, “Ailleurs et autrement” par Nathalie Riera
Page 53 à 56: Rodrigo Verdugo Pizarro
“...S’éveiller à tes côtés vaut reconstruire une fontaine avec nos bouches/ Nous fuyons loin sur nos chevaux, mais nous butons sur l’éclair/ Et pour ne pas buter encore sur lui/ Nous fortifions ce qui entre par les étoiles et ressort par les blessures,/ Avec des flammes qui semblent des mots croisés, là, en pleine nuit/ Deux armures enlacées sont attirées par la roue miraculeuse…“
Page 60 à 61: Emmanuelle K.
“...Etre poètes/ Suppose le courage/ d’une bonté/ secrète/ comme un art…“
Page 60 à 65: Ernest Pépin
“Dans les îles de la Caraïbe, les Roches Gravées portent les traces sculptées par les précolombiens./ Cri muet d’un génocide, elles préservent une présence
inconsolée qui témoigne de la germination douloureuse de/ nos histoires./ Ce sont nos paroles premières dont l’écho tremble encore/ en nous donnant un regard particulier sur le mouvement du monde…“
Page 66 à 67: Alda Merini
“…Qui veut trouver quelque chose de pervers dans la construction de la poésie se trompe. Il faut au contraire y trouver un tissu humain hautement tragique qui a fatalement dévié le cours de l’histoire individuelle…“
Page 68 à 69: Jean-Pierre Faye
“…(Car un peuple ouvre et se ferme/ plus simplement que l’eau
on le trace et il se divise/ on le refait avec la main)…“
Page 70 à 71: Jackie Plaetevoet
“Tendre l’encre comme la fronde et trouer le temps fantôme/ en jetant l’encre à la face de la potence.“
Page 72 à 73: Serge Mathurin Thebaud
“Avec Guillevic/ nous aimions parler de la chair/ quand le silence était absent/ Nous parlions peu du poème/ Nous évoquions la terre natale...”
Page 74 à 78: Kader Rabia
“C’est quoi ce monde sans vin sans folie ?/ C’est quoi ces êtres qui se lèvent tôt/ Pour préparer la guerre et tuer la poésie ? …“
Page 79 à 80: le coin des Haïku
La Voix des Autres est éditée par
l’association DANGER POÉSIE.
Directeur de la publication :
André Chenet.
Design-maquette : Dom Corrieras.
Rédaction : A.Chenet, C. Castello.
Traducteurs : Denise Peyroche, Cristina
Castello et Pedro Vianna (castillan /
français), Kader Rabia (arabe / français),
Patricia Dao (italien / français)
Avec la participation amicale de
Nathalie Riera, fondatrice de la revue
Les Carnets d’Eucharis.
Abonnements:
Pour commander La Voix des Autres,
écrire à : voixdesautres@wanadoo.fr
ou remplir le bulletin ci-dessous et d’adresser un chèque libellé à l’ordre de:
DANGER POÉSIE,
53 rue Yves Klein,
(Placette Honoré Daver)
F-06480 La Colle s/Loup.
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♡ Abonnementàdeux numéros : 30,00 euros (sans frais d’envoi)
♡ Abonnement à quatre numéros : 60,00 euros (sans frais d’envoi en France)
Parution bisannuelle à partir de décembre 2012
LES FOUS DU LOUP: programme de la 1ère édition 2012
Présentation
• Le concept, le projet :
Le village chargé d’histoire de La Colle sur Loup, au bord du site naturel et sauvage des gorges du Loup, est un lieu d’inspiration et de rencontre idéal pour les poètes.
Du 22 au 25 mars 2012, en écho au Printemps des Poètes, s’y tiendra le festival Les Fous du Loup, organisé avec le soutien de la Municipalité de La Colle sur Loup.
Cette première édition sera placée sous la Présidence de Jean Joubert (Prix Renaudot 1976 et Prix Mallarmé pour l’ensemble de son oeuvre). Le poète Paul Mari en sera le parrain d’honneur.
Pendant quatre jours, le village accueillera de nombreux poètes, comédiens, musiciens et artistes venus d’univers très différents pour des rencontres, des spectacles et des performances poétiques de qualité.
Désireux de proposer une pratique vivante de la poésie contemporaine et d’y associer sa dimension populaire, les organisateurs ont conçu une programmation pour tous et ouverte à toutes les aventures de l’esprit.
Toutes les manifestations seront en accès libre, excepté le dimanche 25 (Festin des Fous du Loup).
Programmation
• Jeudi 22 :
19h – 20h30 à l’auberge la Clé des Champs
Scéne slam / Joute poétique
animée par Pascal Giovannetti. Ouvert à tous.
Le public associé au jury élira la meilleure performance de la compétition.
Le vainqueur se verra décerner le Slam d’Or des Fous du Loup 2012,
qui lui sera remis le lendemain, lors de l’inauguration officielle du Festival, (vendredi 23 à 18h à l’Office du Tourisme).
inscription libre sur place à partir de 18h.
Le premier texte dit = une boisson offerte.
21h30 – 23h30 à La Rose de Mai
La Nuit du Tchatcheur*
mise en scène par Dom Corrieras. Entrée libre.
La parole mise en spectacle, associant poètes, slameurs, musiciens, rapeurs, danseurs… par les meilleurs créateurs et interprètes de la scène régionale. Soit une suite ininterrompue de courtes performances où la parole se joint aux gestes, aux images et aux sons.
Affiche prévue (susceptible de modifications) :
Didjeko / Fabienne Pujalte – Les Humains / Krashtest / Jean-Paul Ducarteron et Ga-Young Lee / André Chenet / Ma’S’Kit – R.D.O. / Gigi de Nissa/ Olivier Garcin / Jean-Pierre Bruno / Dom Corrieras et Selim Nini / Brigitte Broc…
• Vendredi 23 :
18h – 20h à L’office de Tourisme
Inauguration officielle du festival
présidé par Jean Joubert. Entrée libre.
• Coktail d’accueil.
• Conférence de presse : présentation du festival par les organisateurs et les responsables culturels de La Colle-sur-Loup.
• Hommage à Jean Joubert (Président du festival Les Fous du Loup – 2012) : Présentation de son oeuvre, avec des lectures de poèmes de Jean Joubert par l’auteur, André Chenet, Brigitte Broc, Dom Corrieras.
• Slam d’Or des Fous du Loup – 2012 : remise du trophée au vainqueur désigné par le public et le jury.
21h30 – 23h30 à La Rose de Mai
L’Oiseleur / Conte courtois à plusieurs voix de et par Emmanuelle K. Entrée libre.
• En première partie : poème-performance de Tristan Cabral.
• L’Oiseleur : un spectacle écrit et mis en scène par Emmanuelle K. Avec la participation de Didjeko, Lise Tsitsiridès et Nathalie Riera.
• Samedi 24 :
18h – 20h30 à L’office de Tourisme
Sur le fil de la folie
organisé par André Chenet. Entrée libre.
Présentations d’ouvrages avec lectures
• Alda Merini, poète italienne, introduction à “Délire amoureux”, par Patricia Dao, sa traductrice française.
• Tristan Cabral, extraits de son dernier ouvrage “H.D.T.”
• Nathalie Riera, lira des passages de “La parole derrière les verrous” .
• Cristina Castello, poète argentine, dira des inédits de son dernier recueil “Le chant des sirènes”.
• André Chenet, extraits de “Secret poème”.
21h30 – 23h30 dans la salle de La Paillère
Vivre la poésie
orchestré par André Chenet. Entrée libre.
Entretiens, rencontres, lectures, performances
• Nicole Barrière : dialogue avec Jean Joubert qui lira des morceaux choisis de son oeuvre poétique.
• Présentation de “Dans les maquis de la poésie” n° 5 de la revue de La Voix des Autres dont le Cahier central est consacré à la poète colombienne Angye Gaona. Au sommaire: Nadine Lefebure, Jean-Pierre Faye, Parviz Khazraï (Iran), Pascal Gabellone (Italie), Cristina Castello, Mahmoud Darwich (Palestine), Albert Anor (Suisse), Angye Gaona, Rodrigo V. Pizarro (Chili), Ernerst Pépin (Guadeloupe), Alda Merini (Italie), Kader Rabia (Kabylie)…etc…
• Lectures et performances : Paul Mari, Tristan Cabral, André Chenet, Dom Corrieras, Fabienne Pujalte, Cristina Castello, Nathalie Riera, Nicole Barrière, Ile Eniger, JeanMichel Sananès, Brigitte Broc, Pascal Giovannetti, Patricia Dao, Stéphane Dahan, Sabine Venaruzzo…
• Dimanche 25 :
13h à l’auberge La Clé des Champs
Festin des Fous du Loup
Banquet animé par les poètes et les chanteuses Angélique Aveillan et Lise Tsitsiridès.
Participation : 25 €. Sur réservation (avant le lundi 19 mars) au 04 92 02 86 09 ou par mail à : contact@auberge.lacledeschamps.fr
• Du 13 mars au 30 avril : Une exposition de tableaux de Frédéric Voilley projetera un éclairage hallucinant sur cette première édition “Les Fous du Loup”.
Le vernissage aura lieu le vendredi 16 mars à 18h00, dans la salle d’exposition de l’Office du tourisme à partir de 18h00.
Contacts – Infos

Office de Tourisme de La Colle sur Loup :
04 93 32 68 36
Les Fous du Loup
André Chenet : O6 61 24 69 64 (programmation)
Dom Corrieras : O6 59 37 14 90 (communication)
ou par mail : lesfousduloup@gmail.com
Plan des lieux
Le Bordel des Poètes prend le large…
“De Li Po à Jack Kerouac, de la poésie comme vous n’en avez jamais rêvé! Époustouflant!” Alexander Dawn
“Un sacrément joli bordel avec ses comparses excellents….je vais le revoir pour la …4ème fois, faut que je les aime ceux-là!!! ” Françoise Deleuse
La dernière représentation avant que la troupe du “Bordel des Poètes” ne reparte vers de nouvelles aventures.
MAI
8/9
Le bordel des Poètes
Cie Dessous de scène
Lise Tsitsiridès, Alain Carré, André Chenet, Dom Corrieras
Dimanche 21h30
Lundi 20h30
Le Théâtre du Port
5 place île de beauté. 06300 Nice
A droite de l’église sous les arcades
Station de tramway : Garibaldi
Stations de bus : Port de Nice
Parkings : Port de Nice, MAMAC
Accès handicapés
Renseignements et réservations : 04 93 56 47 62 et 06 62 58 55 05 Mail : theatreduport@free.fr Directrice : Karine Badita
Le Printemps des Poètes 2011 à La Colle s/ Loup
organisé par
la revue La Voix des Autres et le collectif DANGER POÉSIE
en partenariat avec L’Office du Tourisme
« le poème va sa route par-dessous, il manifeste ses éclats dans toutes les langues du monde, c’est-à-dire dans toutes les directions que nous avons peut-être perdues, il s’étend d’une vérité de paysage à une autre : le poème roule de temps à temps ». Édouard Glissant
A 14h: “Au Rendez-Vous des poètes”
Animations autour des Stands, place Charles de Gaulle.
Tracts et jeux poétiques, rencontres, lectures, chants et musique…
A 20h30: “Monts & Merveilles”
Salle municipale de la Paillère, rue Joseph Laurenti
Récitals, Lectures, Spectacles…
L’invité d’Honneur de cette Fête de la Poésie:
Le poète genevois ALBERT ANOR
il sera entouré de nombreux poètes, diseurs, chanteurs et comédiens
04 93 58 35 38
Le poète genevois Albert Anor, apportera sa vision dissidente, teintée d’un humour sibyllin, sa passion des chemins de traverse, ses luttes d’homme fraternelles, son goût de l’excellence et de l’invention dès lors que la langue poétique s’engage à travers les territoires passionnels de la chair et de l’esprit. Sa poésie, porteuse des plus étranges joyaux du surréalisme, précipite les rapports étranges, inquiétants, parfois pervers, que nous entretenons dès lors que nous confrontons nos actes et nos pensées à la lumière de l’idéalité. Albert Anor a été choisi pour figurer dans “FLORILEGE GENEVOIS, Les poètes de la Cité” publié par les Éditions Slatkine en 2009.On peut trouver ses textes et poèmes dans les revues Le Scribe et Axolotl.
Publications: Poésie à 100%, ouvrage collectif(1976), Pièges à convictions (Éd. à la Carte, 2001), Le chaos en devenir (Éd. Le miel de l’Ours, 2005), Le poisson fumé montre son nez…(Publication collective surréaliste, 2006).
A paraître: Éclats d’usure – poèmes 1997/2007).
Des poèmes d’Albert Anor sont en ligne sur DANGER POESIE
Parmi les poètes invités:
Ile Eniger, Brigitte Broc,Castello, Patricia Dao, Lise Tsitsirides, Odile Gattini, Françoise Deleuze, Angélique Aveillan, Jean-Michel Sananès, Gilbert Casula, Roger Lecomte, Pierre-Jean Blazy et ses amis de l’association Les Mots d’Azur, Alain Carré, Patrick Emery, Gilbert Musielak, Dom Corrieras, CE Andersen, (Invité d’Honneur de l’année dernière)
Avec la participation exceptionnelle deKader Rabia, poète et journaliste kabyle…
Les éditeurs: Chemin de Plumes, Tipaza, Manoirante, Oxybia, Glaspatcha, Les Voleurs de Feu
Sur le stand de DANGER POESIE, les poètes invités viendront dédicacer leur livres
Le Bordel des Poètes à Vence
Troubadours modernes (1 femme et 3 hommes), ils vous embarquent – tel Ulysse pour un voyage héroïque – en terres de poésie : un récital magique des plus beaux et plus insolites textes de l’Antiquité à nos jours, et de créations à la façon des “cut-up” de la “Beat Generation” !
Avec une incantation des indiens Navajo, des poèmes de Li Po, Villon, Marcabru, Claude Le Petit, Camoes, Gérard de Nerval, Baudelaire, Jehan Rictus, Jean Richepin, Paul Fort, André Breton, Jacques Prévert, Boris Vian, André Hardellet, Raymond Queneau, Nazim Hikmet, Jack Kerouac, Ferrario Brugnaro, Léo Ferré, Paul Mari,André Laude, emmanuelle k, Tristan Cabral, Dom Corrieras, André Chenet, Alain Carré, Lise Tsitsirides…
Chant: Mademoiselle Lise
Scénario et mise en scène: Le Bordel des Poètes
Choix des musiques: Dom Corrieras
Éclairage et son: Serge Arnaud
Le Bordel des poètes à Nice
ESPACE MAGNAN SALLE RAMPE ROUGE
31 rue Louis Coppet
06000 NICE
Le Bordel des poètes
POESIE & SLAM / Vendredi 28 et samedi 29 janvier – 20h30, et dimanche 30 janvier – 14h30
Synopsis :
Troubadours modernes, ils vous embarquent – tel Ulysse pour un voyage héroïque – en terres de poésie : un récital magique des plus beaux et plus insolites textes de l’Antiquité à nos jours, et de créations à la façon des “cut-up” de la “Beat Generation” !
La Voix des Autres n°4 (suite)
Le numéro 4 de la revue “La Voix des Autres” sera présentée, avec qu à Nice, Antibes, La Colle s/ Loup et dans plusieurs villes françaises à partir du mois de septembre. Des lithographie à tirage limité de Pascal Gabet, illustrateur de ce numéro intitulé “La Révolution amoureuse des poètes” seront mis en vente afin de soutenir cette revue qui ne bénéficie d’aucune subvention ni de support publicitaire. Nous vous communiquerons les dates de nos rendez-vous très prochainement. Bel été à vous tous. André Chenet
“La Poésie est un jeu dangereux“ Friedrich Hölderlin
“…Nous témoignons avec nos émotions, aussi violentes puissent-elles être, nous nous frayons des voies d’humanité, armés de prestigieuses visions passionnelles, qui ne cesseront de nous dérouter pour nous éconduire là où nous n’étions déjà plus attendus...” André Chenet (Extrait de l’éditorial)
SOMMAIRE
- Florence Noël: Les fantômes de l’infini peu
p2
“…/…
parfois
un marin, un tueur de loups, un gaveur de monstres, un enfant ajouré,
revenait tard de son rendez-vous
avec son dernier fantôme
on les convoquait à l’orée des sables
…/…”
- Didier Manyach: Zéro Heure
p4
“…/…
Des barques creusées avec du feu
Des os de bêtes froides
Des chargements d’or et d’armes.
Des terres inhabitées et des familles affamées.
Cols enneigés puis détroits de glace
parcourus par des hordes
et sur les remblais des tombes collectives.
La mer n’était qu’une vaste plaine
Une steppe sans fin
…/…”
- Katy Rémy: Récits de la grande peste
p5
“...s’il y avait une volonté commune c’était bien dans le fait de s’enfermer ici et d’en terminer avec la société quelle qu’elle soit, d’incorrigibles rêveurs avaient conservé des crayons et du papier, à peine découverts on les trucidait sur le champ, on faisait sauter les navires, exploser les avions, nous allions à notre perte avec la conviction et je peux le dire la joie d’une enfant qui s’envole pour imiter les oiseaux, nous n’attendions pas la mort inactifs, nous nous aidions à mourir les uns les autres dans un immense élan d’humanité…“
- Camille Loty Malebranche: Désenchantement
p8
“…/…
Je me suis réveillé
Et je n’ai vu que la lourdeur de nos gestes et l’interaction de nos maux
Jonglerie maniaque pour nos spartiates désabusés,
Nos fauves anthropomorphes, anthropophages
…/…”
- Jean-Marc La Frenière: Qu’avons-nous fait de la beauté du monde?
p11
“Dépossédée de tout par les machines à sous, la tirelire éventrée des ghettos solde son sang et sa sueur. Des enfants de douleur y jouent à l’homme viril entre de vieilles capotes et des seringues sales. On ne leur a laissé qu’une vie suceuse de souffrance, la merde des vieillards, la dérision du monde dans les sacs à ordures. Le niveau de vie descend mais le Dow Jones remonte…“
- Yann Orveillon: La Passion Rimbaud
p13
“...Quel que soit le degré de conscience qu’il ait de son aliénation, l’observateur qui ne fait pas lui-même œuvre de poète ne pourra s’empêcher de juger de la poésie comme d’un acte gratuit. N’ayant pas de valeur marchande elle n’a pas de valeur d’échange ; donc elle est gratuite ; de là à penser qu’elle ne sert à rien !…“
- Ghyslaine Leloup: Ce monde en germination n’attend que notre courage
p18
“…/…
La terre assoiffée de miracles
Révélera ses chants d’accordailles
Et nos serments d’amour confisqués
…/…”
- Tahar Bekri: Palestine Salam
p19
“…/…
Si Jénine en arabe est fœtus et embryon
Que tu enterres vivant oublieux de l’Histoire
Si la poudre est ton encensoir
Si tes fusées blessent ma nuit sombre
Tes dalles se consolent-elles d’être mes décombres ?
…/…”
- Jullian Isabelle: Les Murs Hauts
p21
“…/…
Saïda marche…
Elle marche longtemps
sous le feu des fusils.
Sous l’orage des bombes
en chantant un air très doux
pour bercer son petit frère
…/…”
- Pedro Vianna: J’étais là
p22
“…/…
je vis l’homme s’élever dans sa chute
je vis l’homme se préserver dans sa mort
je vis l’homme grandir dans sa négation
…/…”
- André Laude: Poèmes retrouvés
p24
“…/…
Nous somme le peuple de la cendre de l’angoisse et de l’offense
nous sommes la race dispersée le long des pistes du sang
nous sommes ce gigantesque tas d’ossements renouvelé aux heures débiles de la violence
nous sommes le le livre sacré où sont consignés combats défaites espoirs
Nous ne sommes plus seuls perdus dans une nuit putride gouvernée par les monstres
…/…”
- CAHIER SPÉCIAL emmanuelle k : Les brutes (version intégrale)
p26
“…/…
Et vos yeux de morts nés
lamentablement roses d’un sang sans fluidité
et vos têtes obtuses de pauvres harangueurs
n’y voient rien
n’y comprennent goutte.
Mais le terrible instinct de bêtes de mort qui vous
habite
sent la chose rare
la chose unique
la chose vivante
donc à tuer
…/…”
- Tristan Cabral: Hôpital Général
p32
“…/…
dans un autre dortoir
attaché à un radiateur
le visage éclaté sous des serviettes blanches,
on interroge un vieux poète
qui avait peint Jésus
faisant la croix de fer
sur un trapèze volant
…/…
- Christian Erwin Andersen: La norme jubilatoire (Réflexion, suivie d’un choix de poèmes)
p34
“...Il faut “prendre et créer du bonheur”, un bonheur simple, situé aux antipodes de la boulimie consommatrice, le bonheur du guépard paresseusement allongé sur une branche d’arbre dans une nature intacte, le bonheur du pêcheur à la ligne, et le faire voir, le manifester, en concevoir une légitime fierté et souhaiter qu’il provoque chez l’autre le désir d’y goûter à son tour…“
- Nathalie Riera: ClairVision
p38
…/…
à nos bouches, vertes les feuilles du rêve
quand tu me penses entre alinéas & versets
enroulé dans le silence
à boutonnage où tu me défaits
tes mains liées au lin
me déboucle dégrafe déplie & je me confie
au rythme de l’écume au chaud de l’ardeur
…/…
- Carlos Henderson: L’excès noir
p40
“…/…
il dit
il faut tout recommencer, il faut refaire le monde, continuer la phrase infinie
les éclats de la parole sillonnant le néant
il dit
continuer creuser encore dans l’obscur de là viendra l’ éblouissement
pas de pacte avec l’absurde : un pacte avec mon vide et la limpide plaine
de la parole
…/…”
- Cristina Castello: Marées
p43
“…/…
Aux ciseaux je me coupai de l’alphabet
Je me châtrai de ma patrie* d’encre et de sève
Sans où et sans rien dans ce Sud
Exilée de l’écho de mon alpha
…/…
- Jean Joubert: Le retournement de la parole
p45
“…/…
Voici enfin l’inespéré :
un regard neuf
comme résurrection du regard de l’enfance
sur un jardin d’amour où le bonheur s’ouvrait
dans l’innocence de la rose
…/…”
- Cristian Ronsmans: La poésie est-elle un jeu?
p47
“…Le divertissement est, bien évidemment, l’action de se divertir ou de divertir. Or divertir n’a rien de vulgaire, contrairement à une idée trop souvent reçue et acceptée, hélas. En fait se divertir, c’est être différent. C’est être autre, être l’autre, être l’Autre.
Cela remonte à la nuit des temps, à la « mimésis », procédé fort ancien utilisé dans tous les rites initiatiques à leur origine. Se différencier…“
- Flaviano Pisanelli: (Italie): Genesi/Genèse
p49
“…/…
Tout d’abord le blanc
racine-mémoire
dans le désert de naguère
sourd aux fibres
des harpes-fossiles
e il mondo incapace
di sfiorare altro mondo
…/…”
- Xavier Laïné: Front de brume et eau
p51
“…/…
Frêle évanescence
Au coeur même de la fracture
Ce qui demeure de vie
Entre fragments épars
Aux frontières abolies du temps
N’est que front de brume et d’eau
…/…”
- Paul Mari: D’un pays qui n’existe pas encore
p53
“…/…
Comme d’autres boivent leur vin rouge
sur des coins de table
où se règlent
les conflits sociaux, les malédictions des dieux,
il espère la fin des vents d’orage,
que l’homme devienne l’homme
…/…”
- Dom Corrieras: Poèmes inédits
p56
“… /…
Je changerai mes rêves
Par des dessins d’enfants
Sur la buée des vitres de trains
Traversant des hivers d’indifférence
…/…”
- Marcel Moreau: Verbe et Vénus
p59
“…/…
Je te cherchais dans mes mots mon désir à te dire
J’ai trouvé dans les tiens ton amour à te faire
…/…”
- André Chenet: Secret poème (Extraits)
p60
“…/…
Il y avait un enfant candide
qui décortiquait
l’endroit de l’envers
un enfant aux hanches étroites
avec des gestes aigus
qui jouait avec un oiseau vert
…/…”
- Umar Timol: Sang (Extrait)
p62
“…/…
Tu es miroir. Et je te fracasse.
Et tes scissures tranchent mes veines. Et mon sang
longtemps après ma mort moissonnera ton souffle sur
les esplanades de la folie.
…/…”
- Werner Lambersy: Coïmbra (Extraits)
p64
“…/…
Le chant s’était tu
Ou quelque chose dans le chant
On ne sait pas
Quelque chose
Qui n’avait pas sa place
Et faisait du silence
Une paupière sur une absence d’oeil
C’était sans importance
Pour le commerce ou les rapports
De forces
C’était sans importance
Dites-vous bien qu’on pouvait
S’en passer: la parole sans miracle
Avait encore de beaux jours
…/…”
- Pier Mayer-Dantec: poèmes
p67
“…/…
Des chiens à la renverse
Couchent en nos cerveaux
Il va pleuvoir à verse
Sur le dos des dévots.
…/…”
- A lire, à voir, à découvrir (Présentations, Événements, Actualités)
p68
- Zen & Haïku (Essai d’André Chenet)
p69
“… Insaisissables éclats de miroir éclairant l’esprit, les haïkus (de la contraction de deux mots japonais : haïkaï-ka et hokku, le premier pouvant se traduire par poème libre tandis que le second suggère le verset initial d’un poème plus ou moins long composé par deux ou plusieurs personnes) se présentent tels d’humbles petites énigmes (koäns*) frémissantes, apaisantes, émerveillantes, indifféremment gaies ou tristes…“
“Il faut toujours écouter parler en soi
la voix des autres“ Monny de Boully
Responsable de la publication: André Chenet – Conseiller littéraire: CE Andersen,
Conseiller artistique-maquette: Dom Corrieras – Dessin de couverture: Pascal Gabet
Impression: CAP 49, av. Georges Clémenceau BP 21 101 – 06002 Nice Cedex 1 Tél. 04 93 44 55 08
1er mai 2010 – ISSN 1766-6945



















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